Certificat PEB en Flandre : la prime label EPC est clôturée

Demandes clôturées Dernier délai : 30 juin 2026

En Flandre, le certificat PEB s’appelle EPC. C’est le même document, seul le nom change : PEB en Wallonie et à Bruxelles, EPC (energieprestatiecertificaat) au nord du pays. Si vous cherchez votre PEB en Flandre, c’est bien un certificat EPC que vous devez demander, consulter ou fournir.

La prime liée à ce certificat, Mijn EPC-Labelpremie, récompensait une rénovation profonde qui faisait progresser le label du logement. Elle est supprimée depuis le 1er juillet 2026 : plus aucune nouvelle demande n’est possible. Le certificat, lui, reste bien obligatoire et toujours aussi utile.

Dans cet article : comment consulter votre certificat PEB en ligne, quand il est obligatoire, comment lire votre label, l’obligation de rénovation qui pèse sur un label E ou F acheté depuis 2023, et les primes qui restent en 2026.

Réponse courte

Le certificat PEB et l’EPC sont le même document : un certificat de performance énergétique. Il porte le nom de PEB en Wallonie et à Bruxelles, celui d’EPC en Flandre. Votre logement flamand a donc bien un PEB, simplement écrit EPC sur le document officiel.

En revanche, la prime qui y était liée n’existe plus. Le gouvernement flamand a supprimé Mijn EPC-Labelpremie à partir du 1er juillet 2026, et la dernière demande pouvait être introduite le 30 juin 2026. Nous sommes en août 2026 : le guichet est fermé pour cette prime.

Dans cet article

Nous voyons d’abord le certificat lui-même : comment consulter votre PEB en ligne, quand il est obligatoire, comment trouver un certificateur agréé et comment lire votre label. Ensuite ce que ce label déclenche : depuis 2023, acheter un logement classé E ou F en Flandre oblige à le remonter au label D. Puis la prime : ce qu’elle finançait, quels montants elle atteignait, ce qui se passe pour un dossier déposé à temps, et comment financer aujourd’hui une rénovation énergétique profonde en Flandre.

Le certificat

Le certificat PEB en Flandre : le guide pratique

Avant de parler primes, mettons le vocabulaire au clair. PEB et EPC désignent exactement la même chose : le certificat de performance énergétique d’un logement. La Wallonie et Bruxelles parlent de PEB, la Flandre d’EPC, pour energieprestatiecertificaat. Un francophone propriétaire en Flandre cherche donc naturellement son « PEB », alors que son document porte la mention EPC. Aucun des deux termes n’est faux, et rien ne change au contenu du certificat.

À retenir

PEB = EPC. Même document, même fonction, deux noms selon la région. En Flandre, demandez un EPC : c’est votre certificat PEB.

Consulter son certificat PEB en ligne

Les autorités flamandes tiennent un registre officiel des certificats EPC établis pour les logements de la Région. Si un certificat a déjà été dressé pour votre habitation, par exemple lors d’un achat ou d’une mise en location précédente, il y figure et vous n’avez donc pas forcément besoin d’en refaire établir un.

En pratique, la consultation se fait via les guichets numériques de l’administration flamande, accessibles depuis vlaanderen.be. Vous vous identifiez avec votre carte d’identité électronique ou l’application itsme, puis vous retrouvez les documents énergétiques rattachés à votre bien : le certificat PEB en cours de validité et, le cas échéant, les certificats plus anciens.

Le portail est en néerlandais

Autant le dire tout de suite : ces guichets flamands n’existent pas en version française. Vous y chercherez le mot EPC, pas PEB. Le traducteur intégré de votre navigateur suffit dans la plupart des cas pour naviguer. Et si vous préférez qu’on vous guide de vive voix, le 1700, le numéro d’information de l’administration flamande, répond aussi en français.

Si vous n’êtes pas propriétaire du bien, l’accès au registre n’est pas ouvert : dans ce cas, c’est au vendeur ou au bailleur de vous remettre une copie du certificat PEB, ce que la réglementation lui impose de toute façon.

Quand le certificat PEB est-il obligatoire ?

Deux situations rendent le certificat obligatoire pour un logement flamand, et elles ne dépendent ni de la langue du propriétaire ni de la nature des travaux réalisés.

Obligatoire

À la vente

Le certificat PEB doit être disponible dès la mise en vente et remis à l’acheteur. Le label doit d’ailleurs apparaître dans les annonces immobilières.

Obligatoire

À la location

Le bailleur doit faire établir un certificat PEB et en remettre copie au locataire. Ici aussi, le label est attendu dans l’annonce.

Un certificat PEB reste valable 10 ans. Passé ce délai, il faut en faire établir un nouveau pour une vente ou une location. Rien ne vous empêche cependant d’en commander un plus tôt : après une rénovation énergétique sérieuse, un certificat récent traduit noir sur blanc le gain obtenu et remplace utilement un document périmé qui décrit un logement qui n’existe plus.

Trouver un certificateur PEB agréé

En Flandre, seul un expert énergétique agréé de type A, l’energiedeskundige type A, peut établir un certificat EPC pour un logement existant. Un certificat dressé par quelqu’un d’autre n’a aucune valeur. L’administration flamande publie une liste officielle de ces certificateurs agréés, consultable depuis vlaanderen.be : vous pouvez y chercher un expert actif dans votre commune.

Deux conseils pratiques. D’une part, comparez : les tarifs sont libres et varient sensiblement d’un expert à l’autre pour un travail identique. D’autre part, si vous êtes francophone, demandez au moment de la prise de rendez-vous si l’expert parle français. Beaucoup de certificateurs actifs dans la périphérie bruxelloise et dans les communes à facilités le font, mais ce n’est jamais garanti et cela change tout pour la visite comme pour l’explication du rapport.

Comptez de façon indicative 150 à 300 € pour une maison. Ce montant dépend de la surface, de la complexité du bâtiment et de l’expert choisi : traitez-le comme un ordre de grandeur, pas comme un tarif officiel. Prévoyez de rassembler à l’avance vos preuves de travaux, factures d’isolation et fiches techniques des châssis ou de la chaudière : sans document, l’expert doit se rabattre sur des valeurs par défaut pénalisantes, et votre label en souffre.

Comment lire votre label PEB

Le certificat attribue au logement une lettre, de A+ à F, adossée à un score chiffré exprimé en kWh par mètre carré et par an. Ce score représente la consommation d’énergie théorique du bâtiment pour chaque mètre carré chauffé sur une année : plus il est bas, plus le logement est performant. Le calcul porte sur le bâtiment lui-même, son isolation, ses châssis, son système de chauffage, et non sur votre façon d’habiter. Deux ménages aux factures très différentes dans le même logement obtiennent donc le même label.

Label Ce que cela signifie Priorité de rénovation
A+ et A Logement très performant, proche ou au niveau du standard des constructions neuves. Consommation théorique très faible au mètre carré. Rien d’urgent. Éventuellement le renouvelable pour finir le travail.
B Bonne performance. Le logement est correctement isolé et son système de chauffage est cohérent avec l’enveloppe. Les derniers postes faibles, souvent le sol ou la ventilation.
C Performance moyenne. C’est le niveau plancher visé après une rénovation pour une maison, un cran au-dessus de la moyenne du parc. Un poste lourd restant : murs, châssis ou chauffage.
D et E Performance faible. L’enveloppe laisse passer beaucoup de chaleur et la facture énergétique s’en ressent chaque hiver. Isolation de la toiture puis des murs, dans cet ordre.
F Logement énergivore, le bas de l’échelle. Consommation théorique très élevée par mètre carré et confort médiocre. Rénovation profonde à planifier, poste par poste.

Le score en kWh/m²/an compte autant que la lettre : c’est lui qui bouge quand vous isolez. Un certificat PEB comporte aussi une liste de recommandations de travaux, classées par effet attendu. Elle constitue un point de départ honnête pour prioriser un chantier, même si elle reste générique : pour chiffrer le budget, notre page calculer le coût d’une rénovation donne les fourchettes de prix par poste.

Obligation

Label E ou F : l’obligation de rénovation en Flandre

Votre certificat affiche un label E ou F et vous venez d’acheter le bien ? Ce label ne se contente plus d’informer : il déclenche une obligation. La Flandre impose à l’acheteur d’un logement mal classé de le rénover pour atteindre au minimum le label D. C’est la renovatieplicht, l’obligation de rénovation, propre à la Région flamande.

Le principe en une phrase

Depuis le 1er janvier 2023, qui achète en Flandre un logement dont le certificat EPC porte le label E ou F doit le faire remonter au minimum au label D, dans un délai de 6 ans à compter de l’acte notarié.

Qui est concerné ?

L’obligation naît de l’achat, pas de la simple propriété. Elle vise l’acquéreur d’un logement résidentiel situé en Flandre, maison ou appartement, dont l’acte a été passé à partir du 1er janvier 2023. Si vous habitez depuis vingt ans un logement classé F que vous n’avez pas racheté récemment, cette règle ne vous vise pas.

C’est donc le certificat EPC joint à la vente qui détermine votre situation. Le label figure dans l’annonce immobilière et dans le certificat remis par le vendeur : vous savez avant la signature si vous achetez une obligation avec le bien. Un point à intégrer dans la négociation du prix, au même titre que l’état de la toiture.

Concerné

Vous achetez un logement classé E ou F

Le compteur démarre à la date de l’acte notarié. Objectif : label D au minimum sur un nouveau certificat EPC.

Non concerné

Vous êtes déjà propriétaire de votre logement

Sans achat récent, l’obligation ne s’applique pas. Rénover reste évidemment intéressant pour la facture et pour la valeur du bien.

Cette obligation est flamande, et elle seule. Un francophone qui achète dans la périphérie bruxelloise ou dans une commune à facilités y est soumis comme n’importe quel autre acheteur : c’est l’adresse du logement qui compte, pas la langue du propriétaire. La Wallonie et Bruxelles ne connaissent pas cette règle.

Quel délai pour y arriver ?

Le délai est de 6 ans à partir de l’acte notarié. Attention si vous consultez d’autres sources : beaucoup d’articles en ligne mentionnent encore 5 ans, qui était le délai initial. Le gouvernement flamand l’a assoupli, et c’est bien 6 ans qui s’appliquent aujourd’hui.

La preuve du résultat passe par un nouveau certificat EPC, établi après les travaux par un expert énergétique agréé de type A. C’est ce document qui atteste que le logement atteint au moins le label D. Voilà une raison de plus de garder toutes vos factures et fiches techniques : sans preuve, l’expert applique des valeurs par défaut pénalisantes et votre label peut rester bloqué sous l’objectif.

Une trajectoire plus stricte avait été annoncée, avec des paliers ultérieurs plus exigeants. Ces paliers ont été revus par le gouvernement flamand actuel. La règle qui s’applique aujourd’hui est celle-ci : label D au minimum, dans les 6 ans suivant l’achat. Avant de bâtir un planning de travaux sur une échéance plus lointaine, vérifiez l’état du droit auprès du 1700 ou sur vlaanderen.be.

Que risquez-vous si vous ne le faites pas ?

Le non-respect de l’obligation expose à des amendes administratives, dont le montant varie selon la situation. La sanction ne clôt pas le dossier : l’administration fixe en général un nouveau délai pour réaliser les travaux, et l’obligation reste due. Payer l’amende ne dispense donc pas de rénover.

Nous ne reproduisons volontairement aucune fourchette chiffrée ici : les montants qui circulent en ligne mélangent le résidentiel et le non-résidentiel, et un chiffre erroné n’aiderait personne face à une sanction bien réelle. Pour connaître le montant applicable à votre cas, adressez-vous au 1700, le numéro d’information de l’administration flamande, qui répond aussi en français, ou consultez vlaanderen.be.

Les primes qui vous aident à atteindre le label D

C’est le point que la plupart des articles oublient : cette obligation n’arrive pas seule. Les travaux qui font gagner des labels sont précisément ceux que Mijn VerbouwPremie, la prime rénovation flamande, subventionne poste par poste. Vous n’avez donc pas à financer seul le passage de F à D.

Les leviers sont classiques : l’enveloppe d’abord, le chauffage ensuite. La prime isolation de toiture est presque toujours le premier gain, suivie de l’isolation des murs par l’extérieur. Viennent ensuite l’isolation du sol, puis le remplacement des châssis par du vitrage à haut rendement. Un chauffage performant ou renouvelable, en particulier une pompe à chaleur, complète le tableau une fois l’enveloppe traitée.

À retenir

Vous êtes obligé de rénover, mais vous n’êtes pas seul à payer. Chaque poste de travaux ouvre sa propre prime, ces primes se cumulent sur un même chantier, et Mijn VerbouwLening, le prêt rénovation à taux réduit, finance le solde.

Un conseil de méthode : partez du certificat EPC de départ, celui que le vendeur vous a remis. Sa liste de recommandations vous indique déjà les postes les plus rentables pour votre logement. Vous pouvez ensuite chiffrer le chantier avec notre page calculer le coût d’une rénovation, puis estimer le soutien attendu dans le simulateur. Les 6 ans passent vite, et les entrepreneurs enregistrés se réservent longtemps à l’avance.

Alternatives

Que demander à la place de la prime label EPC ?

Le forfait unique lié au saut de label disparaît, mais le soutien à la rénovation énergétique reste bien réel en Flandre. Il fonctionne simplement autrement : poste par poste, avec un pourcentage de la facture qui dépend de votre catégorie de revenus.

Toujours disponible

Mijn VerbouwPremie, poste par poste

Une prime distincte pour la toiture, les murs, le sol, les châssis, la pompe à chaleur ou le chauffe-eau thermodynamique. Les primes se cumulent entre elles sur un même chantier.

Toujours disponible

Mijn VerbouwLening

Le prêt rénovation à taux réduit, jusqu’à 60 000 € sur 25 ans. Taux de 1,5 % en catégorie 2, 0,5 % en catégorie 3 et 0 % en catégorie 4. Il se demande avant le début des travaux, sur la base de vos devis.

Pour une rénovation profonde, l’ordre logique reste le même qu’avant : l’enveloppe d’abord, le chauffage ensuite. Commencez par la prime isolation de toiture, puis l’isolation des murs par l’extérieur et les châssis et vitrage, avant de passer à la pompe à chaleur.

Le bonus rénovation totale a lui aussi été arrêté : les deux primes forfaitaires qui récompensaient une rénovation globale ont donc disparu du paysage flamand.

Pour mémoire

Combien valait Mijn EPC-Labelpremie ?

Ces montants ne sont plus demandables. Ils restent utiles si vous avez un dossier en cours ou si vous voulez comprendre ce que représentait ce soutien. Les plafonds officiels étaient de 5 000 € pour une maison et de 3 750 € pour un appartement, le montant exact variant selon l’ampleur du saut de label obtenu.

Les plafonds selon le type de logement

Type de logement Label à atteindre Plafond Avec le tarif social
Maison unifamiliale Label C au minimum après travaux Jusqu’à 5 000 € Majoration de 20 % du montant
Appartement ou unité de logement Label B au minimum après travaux Jusqu’à 3 750 € Majoration de 20 % du montant

Clients protégés : 20 % de plus

Les ménages qui bénéficiaient du tarif social pour l’électricité et le gaz recevaient une majoration de 20 % sur le montant de la prime. Le montant exact, lui, dépendait de l’ampleur du saut de label entre le certificat de départ et le certificat final, selon la fiche produit publiée sur mijnepclabelpremie.be.

Plafond officiel : 5 000 € pour une maison, 3 750 € pour un appartement.

Vous verrez encore circuler des montants plus élevés dans d’anciens articles, souvent jusqu’à 7 000 €. Nous nous en tenons ici aux plafonds officiels de la fiche produit, qui font foi pour les dossiers introduits.

Pour mémoire

Comment fonctionnait le saut de label ?

Le principe était simple : deux certificats EPC, un avant et un après les travaux, et une prime proportionnelle au progrès entre les deux. L’EPC est le certificat de performance énergétique flamand, l’équivalent du PEB en Wallonie.

Maison

Label C au minimum

Une maison devait atteindre au moins le label C après la rénovation pour ouvrir le droit à la prime.

Appartement

Label B au minimum

Pour un appartement ou une unité de logement, le seuil était fixé au label B après les travaux.

Le certificat de départ, le startdocument, ne pouvait pas être antérieur à 2019, ou devait avoir été établi dans les 5 ans suivant le 1er janvier 2021. Le certificat final devait suivre dans les 5 ans. La prime était gérée par Fluvius, le gestionnaire de réseau flamand, avant de passer sous Mijn VerbouwPremie le 1er janvier 2025.

Ce qui change

Les points à retenir sur la clôture

Quatre éléments résument la situation : la date de fin, les conditions qui s’appliquaient, et ce qui reste valable pour les dossiers déjà déposés.

Demande clôturée le 30 juin 2026

Selon la décision du gouvernement flamand, Mijn EPC-Labelpremie est supprimée depuis le 1er juillet 2026. Aucune nouvelle demande n’est possible après cette date, même si vos travaux et vos certificats sont en ordre.

Label de départ insuffisant

La prime visait les logements à la performance énergétique faible. Il fallait un certificat EPC de départ, appelé startdocument, qui ne soit pas antérieur à 2019, ou établi dans les 5 ans suivant le 1er janvier 2021.

Saut de label minimal imposé

Une maison devait atteindre au minimum le label C après les travaux, un appartement au minimum le label B. Le montant dépendait de l’ampleur du saut entre le certificat de départ et le certificat final.

Certificat final dans les 5 ans

Le nouveau certificat EPC devait être établi dans les 5 ans suivant le certificat de départ. Et la prime n’était pas cumulable avec le bonus rénovation totale, le BENO-pass.

Procédure

Comment financer votre rénovation aujourd’hui ?

Date limite dépassée

Mijn EPC-Labelpremie n’accepte plus de demande depuis le 1er juillet 2026. Inutile de faire établir un certificat EPC de départ dans le seul but de l’obtenir.

Si votre dossier a été introduit au plus tard le 30 juin 2026, il suit son cours normalement et le paiement passe par Mijn VerbouwPremie. Pour tout nouveau chantier, orientez-vous vers les primes par poste ci-dessous.

La marche à suivre pour une rénovation énergétique en Flandre en 2026 tient en cinq étapes. Elle passe par loket.mijnverbouwpremie.be, le guichet en ligne de Mijn VerbouwPremie.

  1. 1

    Reprenez les postes de travaux un par un

    Chaque poste de rénovation énergétique garde sa propre prime au sein de Mijn VerbouwPremie : toiture, murs, sol, châssis, pompe à chaleur, ventilation. Ce sont ces primes que vous demandez désormais, à la place de la prime de saut de label.

  2. 2

    Vérifiez votre catégorie de revenus

    Le pourcentage de la facture remboursé dépend de votre catégorie de revenus, de 1 (revenus les plus élevés ou propriétaire non-occupant) à 4 (revenus les plus bas). Ce sont les catégories 3 et 4, les revenus les plus modestes, qui obtiennent les pourcentages les plus élevés sur les postes d’isolation.

  3. 3

    Faites travailler un entrepreneur enregistré

    Les primes de Mijn VerbouwPremie exigent une facture d’un entrepreneur enregistré, avec les valeurs techniques mentionnées : valeur Rd pour l’isolation, valeur Ug pour le vitrage, type d’appareil pour la pompe à chaleur.

  4. 4

    Introduisez la demande sur le guichet en ligne

    La demande se fait sur loket.mijnverbouwpremie.be, sur la base de vos factures. Le portail est en néerlandais : prévoyez un traducteur en ligne, ou appelez le 1700, le numéro d’information de l’administration flamande.

  5. 5

    Financez le solde avec Mijn VerbouwLening

    Mijn VerbouwLening, le prêt rénovation à taux réduit, se cumule avec les primes et se demande avant le début des travaux, sur la base de vos devis. Il va jusqu’à 60 000 € sur 25 ans maximum, au taux de 1,5 % en catégorie 2, 0,5 % en catégorie 3 et 0 % en catégorie 4. La catégorie 1 n’y a pas accès.

Cumuls

Cumuler les aides qui subsistent

Sans prime forfaitaire de saut de label, l’enjeu devient d’empiler correctement ce qui reste. Trois dispositifs se combinent sur un même chantier.

Cumulables entre elles

Les primes par poste

Toiture, murs, sol, châssis, pompe à chaleur : chaque catégorie de travaux ouvre sa propre prime, avec une demande par catégorie et par période de 5 ans pour un même logement.

Supprimés

Les deux bonus forfaitaires

Mijn EPC-Labelpremie depuis le 1er juillet 2026, et avant elle le bonus rénovation totale lié au BENO-pass. Ni l’un ni l’autre n’est encore demandable.

À cela s’ajoute le taux de TVA réduit à 6 % pour un logement de plus de 10 ans, appliqué directement par l’entrepreneur sur sa facture. Pour estimer le budget global avant de comparer les devis, notre page calculer le coût d’une rénovation reprend les fourchettes de prix par poste.

Un mot enfin sur une question fréquente : si votre logement est situé en Flandre, y compris dans la périphérie bruxelloise ou dans une commune à facilités, ce sont bien ces primes flamandes qui s’appliquent, pas les primes wallonnes ni Renolution. Seule l’adresse du logement compte, pas la langue du demandeur. Les portails sont en néerlandais, mais le 1700 répond aussi en français.

N'oubliez pas la TVA réduite à 6 %

Pour la rénovation d'un logement de plus de 10 ans, la TVA passe de 21 % à 6 % sur les travaux réalisés par un entrepreneur enregistré. Cet avantage est entièrement cumulable avec Mijn VerbouwPremie et Mijn VerbouwLening.

  • Logement de plus de 10 ans
  • Utilisé comme habitation principale (usage privé)
  • Travaux réalisés par un entrepreneur enregistré
  • Facture au nom du propriétaire ou du locataire

Exemple chiffré

Pour 10 000 € de travaux hors TVA, vous payez 10 600 € avec la TVA à 6 %, au lieu de 12 100 € avec la TVA à 21 %. Soit 1 500 € d'économie directe, en plus de vos primes.

Plus d'infos sur le site officiel du SPF Finances
Questions fréquentes

Certificat PEB et prime label en Flandre : vos questions

Le PEB et l’EPC, est-ce la même chose ?
Oui, c’est le même document. Le certificat de performance énergétique d’un logement s’appelle PEB en Wallonie et à Bruxelles, et EPC, pour energieprestatiecertificaat, en Flandre. Le contenu ne change pas : une lettre de A+ à F, un score en kWh par mètre carré et par an, et une liste de recommandations de travaux. Si votre logement se trouve en Flandre, c’est donc un certificat EPC que vous recevez, même si vous continuez à l’appeler PEB. Les méthodes de calcul sont propres à chaque région : un label flamand et un label wallon ne se comparent pas chiffre pour chiffre, mais la logique et l’usage sont identiques.
Comment consulter mon certificat PEB en Flandre ?
Les autorités flamandes tiennent un registre officiel des certificats EPC. Si un certificat a déjà été établi pour votre logement, il y figure et vous pouvez le consulter en tant que propriétaire, via les guichets numériques de l’administration flamande accessibles depuis vlaanderen.be, en vous identifiant avec votre carte d’identité électronique ou itsme. Ces portails sont en néerlandais : cherchez le mot EPC plutôt que PEB, et utilisez le traducteur de votre navigateur au besoin. Le 1700, le numéro d’information de l’administration flamande, vous guide aussi en français. Si vous n’êtes pas encore propriétaire, c’est au vendeur ou au bailleur de vous remettre le certificat.
Le certificat PEB est-il obligatoire en Flandre ?
Oui, dans deux situations : à la vente et à la mise en location d’un logement. Le certificat PEB, appelé EPC en Flandre, doit être disponible dès la mise sur le marché, le label doit apparaître dans l’annonce immobilière, et une copie doit être remise à l’acheteur ou au locataire. Un certificat reste valable 10 ans. En dehors de ces cas, il n’est pas imposé, mais il reste utile après une rénovation énergétique pour mesurer le gain obtenu. Attention : l’obligation porte sur le certificat, pas sur la prime. Mijn EPC-Labelpremie, la prime liée au saut de label, est supprimée depuis le 1er juillet 2026, alors que l’obligation de certificat, elle, demeure.
Suis-je obligé de rénover mon logement en Flandre ?
Cela dépend de votre label et de la date de votre achat. Depuis le 1er janvier 2023, l’acheteur d’un logement résidentiel situé en Flandre, maison ou appartement, dont le certificat EPC porte le label E ou F, doit le rénover pour atteindre au minimum le label D. C’est la renovatieplicht, l’obligation de rénovation flamande. Le délai est de 6 ans à compter de l’acte notarié : il était initialement de 5 ans, le gouvernement flamand l’a assoupli, et de nombreux articles en ligne mentionnent encore l’ancien délai. L’obligation naît de l’achat et non de la simple propriété : si vous occupez votre logement depuis des années sans l’avoir racheté récemment, elle ne vous vise pas. Cette règle est propre à la Flandre : un francophone qui achète dans la périphérie bruxelloise ou dans une commune à facilités y est soumis comme n’importe quel autre acheteur, puisque seule l’adresse du logement compte.
Que se passe-t-il si je ne respecte pas l’obligation de rénovation ?
Le non-respect expose à des amendes administratives, dont le montant varie selon la situation. Et la sanction ne solde pas le dossier : l’administration fixe en général un nouveau délai pour réaliser les travaux, l’obligation d’atteindre le label D restant due. Nous ne reprenons volontairement aucune fourchette chiffrée : les montants qui circulent en ligne mélangent le résidentiel et le non-résidentiel. Pour le montant applicable à votre cas, appelez le 1700, le numéro d’information de l’administration flamande, qui répond aussi en français, ou consultez vlaanderen.be. Le plus simple reste d’anticiper : les travaux qui font gagner des labels, isolation de la toiture, des murs et du sol, châssis à haut rendement, chauffage performant, sont subventionnés poste par poste par Mijn VerbouwPremie, la prime rénovation flamande.
Peut-on encore demander Mijn EPC-Labelpremie en 2026 ?
Non. Mijn EPC-Labelpremie, la prime label énergétique flamande, est supprimée depuis le 1er juillet 2026 par décision du gouvernement flamand. La dernière date pour introduire une demande était le 30 juin 2026. Si vous n’avez pas déposé de dossier avant cette date, la prime n’est plus accessible, même avec un certificat EPC de départ valable et des travaux terminés. Les dossiers introduits à temps continuent en revanche d’être traités par Mijn VerbouwPremie.
Qu’est-ce qui remplace la prime label EPC en Flandre ?
Il n’y a pas de prime de remplacement unique. Le régime flamand fonctionne désormais poste par poste : vous demandez une prime distincte pour l’isolation de la toiture, l’isolation des murs, l’isolation du sol, les châssis, la pompe à chaleur ou le chauffe-eau thermodynamique, via Mijn VerbouwPremie, la prime rénovation flamande. En pratique, une rénovation profonde reste bien soutenue, mais il faut additionner les primes par poste au lieu de compter sur un forfait unique lié au saut de label.
Combien valait Mijn EPC-Labelpremie ?
D’après les données officielles, le plafond était de 5 000 € pour une maison et de 3 750 € pour un appartement. Le montant exact dépendait de l’ampleur du saut de label obtenu entre le certificat de départ et le certificat final. Les clients protégés, c’est-à-dire les ménages qui bénéficient du tarif social pour l’électricité et le gaz, recevaient 20 % de plus.
Que se passe-t-il avec mon dossier déjà introduit ?
Un dossier introduit au plus tard le 30 juin 2026 reste traité normalement. Le paiement passe par Mijn VerbouwPremie, l’exécution restant assurée par Fluvius, le gestionnaire de réseau flamand. Si votre dossier est en cours et que vous n’avez pas de nouvelles, le suivi se fait dans votre espace personnel sur loket.mijnverbouwpremie.be, ou par téléphone au 1700.
Je suis francophone et mon logement est en Flandre : les primes flamandes me concernent-elles ?
Oui. Seule l’adresse du logement compte, pas la langue du demandeur. Si votre habitation se situe en Flandre, y compris dans la périphérie bruxelloise ou dans une commune à facilités, vous relevez de Mijn VerbouwPremie et non des primes wallonnes ou de Renolution à Bruxelles. Les démarches se font sur des portails néerlandophones : un traducteur de navigateur suffit dans la plupart des cas, et le 1700 répond aussi en français.
Faut-il encore faire établir un certificat EPC ?
Pas pour obtenir cette prime, puisqu’elle n’existe plus. Le certificat PEB, l’EPC en Flandre, reste utile pour d’autres raisons : il est obligatoire à la vente et à la mise en location, il vaut 10 ans, et il chiffre l’effet réel de vos travaux. Il doit être établi par un expert énergétique agréé de type A, l’energiedeskundige type A, dont l’administration flamande publie la liste officielle. Comptez de façon indicative 150 à 300 € pour une maison, selon la surface et l’expert auquel vous faites appel.
Comment financer une rénovation profonde maintenant ?
Trois leviers restent en place. D’abord les primes par poste de Mijn VerbouwPremie, cumulables entre elles au sein d’un même chantier. Ensuite Mijn VerbouwLening, le prêt rénovation à taux réduit, qui se demande avant le début des travaux sur la base de vos devis. Enfin le taux de TVA réduit à 6 % pour un logement de plus de 10 ans, appliqué directement par l’entrepreneur sur sa facture.
Le bonus rénovation totale existe-t-il encore ?
Non plus. Le bonus rénovation totale, le totaalrenovatiebonus lié au BENO-pass, a été arrêté avant Mijn EPC-Labelpremie. Les deux dispositifs forfaitaires qui récompensaient une rénovation globale ont donc disparu. Il reste le régime poste par poste de Mijn VerbouwPremie, complété par le prêt et la TVA réduite.

Calculez les primes encore disponibles en 2026

Mijn EPC-Labelpremie a disparu, mais les primes par poste de Mijn VerbouwPremie restent bien là. Répondez à quelques questions sur votre logement et votre projet, et recevez une estimation des montants auxquels vous avez droit.

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